morbid angel

morbid angel
Morbid Angel voit le jour en 1984 en Floride (USA), à Tampa (ville bien connu par les Death metalleux pour ses divers groupes, ex Obituary).
Composé de Trey Azagthoth à la guitare, de David Vincent au chant et la basse, de Richard Brunelle à la seconde guitare et de Pete (Commando) Sandoval à la batterie, le groupe tourne tout d'abord avec Napalm Death avant de signé chez Earache Records. Le label de Death permet ainsi à Morbid de sortir le premier album du groupe en 1989 : "Altars of madness".

Petite bombe du death metal ricain, il est suivi en 1991 par "Blessed are the sick" qui enfonce le clou. La scène Death ne pourra plus jouer sans Morbid Angel à partir de là. D'une violence inouie, le groupe entonne aussi des mélodies envoûtantes, avec le charisme d'un chanteur exacerbé. Le sado-masochiste de David Vincent, marié à (Maîtresse) Gitane Demone, fait preuve dès le début d'une volonté infaillible qui modifiera complètement l'apport musicale de Morbid Angel.
Peu de temps après, Brunelle quitte le groupe et est remplacé par Erik Rutan.
Dans la même année sortira "Abominations of Desolation". Cet album est en fait l'ensemble des premières compositions du groupe, datant de 1986.
Puis arrive les nouveaux albums : "Covenant" en 1993, "Domination" en 1995 et "Entangled in Chaos" en 1996.
D'une image de groupe de Death Metal commune, le groupe passe alors à une image profondément underground, intégrant des symboles ésotériques forts. Ces albums vont considérablement influencer les groupes death américains mais aussi européens de l'époque. Cette image underground deviendra une marque de fabrique Morbid Angel, rapprochant spirituellement le groupe de la scène Black Metal Européenne alors en pleine explosion.

Trey, qui composait jusqu'à ce jour quasiment toutes les musiques et laissait les textes à David, proposa de pousser les choses un peu plus loin, de faire tomber les barrières de leur esprit en somme. Plutôt obtus, David Vincent quittera le groupe peu après le Live de 1996, "Entangled in Chaos".
Steve Tucker rejoint la formation fin 96. Pendant que Steve se préparait pour intégrer la formation (il y a disons un peu de travail pour jouer avec Trey qui est un génie de la six cordes et Pete qui est tout simplement un des meilleurs batteurs au Monde.. avec Dave Lombardo, of course), Trey prépare le sixième album du groupe, musiques et textes. Naquit "Formulas Fatal To The Flesh" en 1997. Probablement l'album le plus abouti de Morbid Angel, c'est aussi l'aboutissement des visions mystiques de Trey. La musique devient le support ésotérique de Morbid Angel et appuie le mysticisme, senti précedemment dans les différents albums de Morbid, transcendé dans "Formulas". Steve Tucker participe aussi à cette démarche. Son chant très Death contrebalance énormément avec celui de David Vincent, qui nous avait habitué jusqu'alors à des variations importantes dans les vocaux. On peut entendre des invocations énochéennes dans les chansons.
Le groupe se fait sans concessions. L'album est à prendre ou à laisser. Les ombres planant sur le groupe deviennent plus noires et plus violentes qu'avant.

L'attente du nouvel album se prolongera jusqu'en 2000. "Gateways To Annihilation" arrivera dans les bacs à la surprise générale. Musicalement, on approche de l'hystérie. Les tempos est globalement lent. Steve Tucker se fait plus mélancolique. Le groupe intégre des samples pour augmenter la touche Esotérique de l'album.
Après une brève visite du bassiste/Chanteur d'Hate Eternal - Jared Anderson, Morbid Angel sort en 2003 "Heretic" avec Steve Tucker au Chant. Cet album, dédié au fan de Morbid Angel, présente une production très différente de ce qu'à pu faire le groupe. Le son des guitares, bourrés d'effets, martèlent l'auditeur. Dans la même lignée que ses prédécesseurs, "Heretic" est une mine d'inspiration ésotérique (Hérétique !?). On retrouve de plus (quand Morbid Angel fait un cadeau, c'est pas rien) un second CD bonus avec des inédits du groupe.

Aujourd'hui en tournée, le groupe a réintégré David Vincent, Steve Tucker ayant eu des différents musicaux et personnels avec le groupe. Tony Norman renforce la rythmique à la seconde guitare. Ce groupe magique se concentre aujourd'hui sur ses fans. Il enchaîne les tournées et concerts, jouant quelques vieux morceaux qui l'ont élevé au rang de Dieu du Death Metal.
Il est certain que ce groupe est hors du commun. Fortement inspiré par Lovecraft et les religions primaires, Morbid Angel est d'une intégrité inébranlable.
Une question se pose... quand Morbid Angel aura atteint la fin de l'alphabet (bon...26, on a un peu de marge), comment les albums vont-ils s'appeler ?
les albums de morbid angel ont la particularité de suivre l'ordre de l'alphabet,le premier commence par a,le 2eme par b et ainsi de suite


# Posté le lundi 28 juillet 2008 11:26

Modifié le mardi 29 juillet 2008 05:18

discographie de morbid angel

discographie de morbid angel
Albums
Bleed for the Devil (démo - 1986 )
Abominations of Desolation (LP - 1986 )
Thy Kingdom Come (démo - 1987 )
Altars of Madness (CD - 1989 )
Crush Jesus Christ Tour '91 (LP - 1991 )
Blessed are the Sick (CD - 1991 )
The Decline of Rome (Live - 1991 )
Covenant (CD - 1993 )
Domination (CD - 1995 )
Entangled in Chaos (Live - 1996 )
Live Formulas (Live - 1998 )
Formulas 1998 (Compilation - 1998 )
Formulas Fatal To The Flesh (CD - 1998 )
Love of Lava (Live - 1999 )
Gateways To Annihilation (CD - 2000 )
Heretic (CD - 2003 )

# Posté le lundi 28 juillet 2008 11:28

morbid angel

morbid angel
le groupe au complet

# Posté le lundi 28 juillet 2008 11:29

abominations of desolation

abominations of desolation
Sorti initialement en K7 long play en 1986, réédité en sept.91 chez Earache en format CD, avec une nouvelle pochette.

1. The Invocation / Chapel of Ghouls
2. Unholy Blasphemes
3. Angel of Disease
4. Azagthoth
5. The Gate / Lord of all Fevers
6. Hell Spawn
7. Abominations
8. Demon Seed
9. Welcome to Hell
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# Posté le lundi 28 juillet 2008 11:32

altars of madness

altars of madness
1. Immortal Rites
2. Suffocation
3. Visions From The Dark Side
4. Maze Of Torment
5. Lord Of All Fevers And Plague
6. Chapel Of Ghouls
7. Bleed For The Devil
8. Damnation
9. Blasphemy
10. Evil Spells

Dès la mise en boite d'Abominations of Desolation, produit par David Vincent, le perfectionniste Trey Azagthoth se montre très réticent quant à la qualité de l'enregistrement, le reniant aussitôt. Il se sépare alors de Sterling Scarborough et de Mike Browning, et relate la situation à Vincent. Ce dernier l'invite à le rejoindre en Caroline du sud avec Richard Brunelle, la toute dernière recrue, lui précisant qu'il connaît un batteur en la personne de Wayne Hartsell, apte à remplir le nouveau rôle derrière les fûts, et se proposant parallèlement au poste de bassiste chanteur. La nouvelle mouture de Morbid Angel est née.

Azagthoth et Vincent travaillent alors d'arrache pied pour accroître le formidable potentiel de la formation, mettant en place la redoutable démo Thy Kingdom Come en 1987, tout en digérant l'influence du Scum de Napalm Death, subjugués par les blast-beats effrénés de Mick Harris. Puis en 1988, Morbid Angel retourne en Floride, affrontant le départ de Wayne, qui accélère fortuitement les choses. Vincent se rappelle en effet de la prestation de Pete Sandoval sur les démos de Terrorizer, et contacte ainsi Jesse Pintado, qui lui explique l'inaction actuelle de son groupe. En deux temps trois mouvements, Vincent & Azagthoth convainquent Sandoval de quitter sa Californie pour rejoindre les rangs de Morbid Angel. L'étonnant talent du batteur, couplé à son travail acharné, permet alors au groupe de pousser sa vitesse et sa technique dans ses ultimes retranchements, grâce à des blasts incroyablement maîtrisés.

En 1989, rentrant d'un voyage en Floride, Mick Harris n'a alors aucun mal à persuader Dig Pearson, boss du label Earache, de signer Morbid Angel, qui s'est déjà forgé un nom culte dans l'underground, grâce à l'avant-garde de sa cassette LP et de sa dernière démo. Dig finance la même année l'enregistrement d'Altars of Madness, enregistré aux Morrisound Studios sous la coupe de Tom Morris, et introduit le dessinateur Dan Seagrave, remarqué pour son illustration du split de Lawnmower Deth et Metal Duck, rompant avec les conceptions graphiques de l'époque, avec ses dessins glauques et fouillés, devenant le sceau d'Earache pendant plusieurs années.

Légendaire bien avant la sortie d'Altars of Madness, et grâce au soutien sans faille d'Earache, Morbid Angel répand ainsi son death malsain à la vitesse de l'éclair, subjuguant des hordes de métalleux, définitivement acquis à la cause du death et du grind depuis FETO, Leprosy et Slowly We Rot. Le quatuor floridien pousse toutefois le concept encore plus loin, bénéficiant d'une aura mystique supplémentaire, et imposant le jeu superbement millimétré de Sandoval.

La seule écoute de Chapels Of Ghouls, Lord Of All Fevers & Evil Spells, déjà présents sur Abominations of Desolation, permet effectivement de comprendre l'apport considérable du batteur, qui transcende littéralement la puissance de chaque morceau. Les vociférations gutturales de Vincent sont profondes, soutenues par les riffs lacérants de Brunelle & Azagthoth, et les soli uniques & torturés de ce dernier. Les nouvelles compositions contiennent parallèlement ce tourbillon de haine et d'énergie parfaitement canalisé, désarmant par leur mise en place diabolique et leur incroyable précision, à l'image des invincibles Immortal Rites, Blasphemy ou Maze Of Torment, figurant parmi les pièces les plus intenses jamais enregistrées en death métal.

Divinement mis en valeur par la production agressive et cristalline de Tom Morris, Altars of Madness prend ainsi toute son ampleur, imposant sa perfection technique et son essence purement diabolique. Brutal, intense et hypnotique de sa première à sa dernière note, l'album confirme ainsi la suprématie éclatante du death métal, hissant directement Morbid Angel au rang des dieux du genre, aux côtés de Death et de son intemporel Leprosy.

note personelle:17/20

avis:le premier album de morbid angel,c'est un tres bon album,il contient d'excellent titres comme immortal rites,maze of torment et chapel of ghouls.j'accroche moin a cet album qu'a blessed,la voix de david vincent est beaucoup moins profonde que sur les autres albums et l'ambiance est moins presentes,ce qui n'empeche pas d'etre excelent mais je prefere blessed are the sick.

morceaux préféré:maze of torment,immortal rites,chapel of ghouls et evil spell

# Posté le lundi 28 juillet 2008 11:33

Modifié le lundi 28 juillet 2008 13:27

blessed are the sick

blessed are the sick
1. Intro
2. Fall From Grace
3. Brainstorm
4. Rebel Lands
5. Doomsday Celebration
6. Day Of Suffering
7. Blessed Are The Sick / Leading The Rats
8. Thy Kingdom Come
9. Unholy Blasphemies
10. Abominations
11. Desolate Ways
12. The Ancient Ones
13. In Remembrance

De retour aux Morrisound Studios dès janvier 1991, sous la coupe de Tom Morris, Morbid Angel a la lourde tâche d'enregistrer la suite d'Altars of Madness, s'étant immédiatement hissé parmi les références du death métal. Le successeur se nomme Blessed are the Sick, commercialisé en mai par la célèbre écurie Earache, le dotant d'une reproduction somptueuse du peintre Jean Delville (Les trésors de Satan - 1895), rompant judicieusement avec les pochettes stéréotypées de l'époque, tout en conservant l'aura mystérieuse qui entoure le groupe floridien.

Passé l'intro, Blessed are the Sick impressionne avec le riff d'ouverture du mémorable Fall From Grace, puis s'enchaine sur les rythmiques parfaites de Pete Sandoval et les guitares nuancées de Trey Azagthoth & Richard Brunelle. La première partie de l'album, jusqu'à son titre éponyme inclus, montre les nombreux signes d'évolution de Morbid Angel, qui privilégie cette fois la lourdeur et l'épaisseur de son style, notamment dans le chant de David Vincent, désormais plus guttural et plus profond. L'interlude Doomsday Celebration et ses claviers sombres & triomphants, ainsi que l'outro Leading The Rats et sa flûte ensorcelante, confèrent en outre une atmosphère mystique particulièrement réussie, renforçant la profondeur de l'ensemble, sans dégrader une once de sa pureté.

A partir du titre Thy Kingdom Come, Morbid Angel retrouve un côté plus léger et ses rythmiques entrainantes, se rapprochant du death de ses premières années, où David reprend son timbre de voix plus rocailleux. La présence d'Unholy Blasphemies, Abominations & The Ancients Ones, morceaux d'Abominations of Desolation réenregistrés pour l'occasion, contribuent largement à ce changement de ton. Cette seconde partie reste toutefois touchée par la grâce, dégageant des ambiances subtiles, grâce à son interlude et son outro magnifiques, respectivement joués à la guitare sèche et au piano, apportant une dimension dramatique formidable, tout en préservant l'essence même du death métal de la formation.

Malgré plusieurs titres repris de son ancien répertoire, Morbid Angel parvient ainsi à livrer une suite remarquable après l'intemporel Altars of Madness, évoluant brillamment, mais conservant son incroyable personnalité et la pureté de son style. Différent mais complémentaire avec son prédécesseur, Blessed are the Sick se savoure ainsi non seulement grâce au talent et à la technique de ses interprètes, mais aussi grâce à un équilibre parfait entre puissance et côté sombre. Tandis que nombre de formations extrêmes se cherchent encore en cette année 1991, Morbid Angel confirme quant à lui son insolente suprématie.


note personelle:18/20

avis:l'album le plus complet du groupe,je le préfére a altar of madness car je le trouve plus variée et la voix de david vincent s'est legerement ameliorer pour devenir un peu plus gutturale,les riffs de trey sont plus sombres et la production est bien meilleur.

morceau préférés:day of suffering,fall from grace,blessed are the sick,desolate ways,doomsday celebration et the ancient ones

# Posté le lundi 28 juillet 2008 11:35

Modifié le lundi 28 juillet 2008 13:14

covenant

covenant
1. Rapture
2. Pain Divine
3. World Of Shit (The Promised Land)
4. Vengeance Is Mine
5. Lion's Den
6. Blood On My Hands
7. Angel Of Disease
8. Sworn To The Black
9. Nar Mattaru
10. God Of Emptiness

Désemparé par le travail pharaonique de Trey Azagthoth, Richard Brunelle jette l'éponge peu après la sortie de Blessed are the Sick, laissant Morbid Angel sous forme de trio, et son infatigable leader désormais seuls aux guitares. Le groupe floridien s'associe par ailleurs avec le manager Gunter Ford, qui parvient à décrocher une signature nord américaine avec la major Giant Records (une première dans l'histoire du death métal), tout en précisant clairement l'intransigeance de son protégé, bien décidé à conserver son entière liberté de création.

Début 1993, Morbid Angel entre alors au Morrisound Studios, associant cette fois l'ingénieur du son Tom Morris avec Flemming Rasmussen, connu pour l'enregistrement d'And Justice For All de Metallica. Les quelques craintes quant au choix atypique du technicien sont toutefois largement dissipées dès la sortie de Covenant au mois juin, le groupe ayant parfaitement préservé l'essence même de son style.

Dès les titres d'ouverture Rapture et Pain Divine, Covenant impose en effet les blast beats, les contretemps et le double pédalage meurtrier de Pete Sandoval, soutenant les rafales de riffs incisifs de Trey et le guttural profond de David Vincent. Il faut ainsi attendre les joyaux tels que World Of Shit ou The Lion's Den (le seul titre composé par David) pour que Morbid Angel ralentisse le tempo, conservant toutefois ce côté massif et destructeur dans ses compositions.

A l'exception de l'interlude ambiant Nar Mattaru, Covenant délaisse parallèlement les instrumentaux présents sur Blessed are the Sick, délivrant un death volontairement radical. En outre, l'ombre d'Abominations of Desolation s'éloigne désormais, Morbid Angel ne reprenant cette fois qu'un titre de l'enregistrement culte, l'excellent Angel of Disease, au ton plus léger et aux rythmes plus entrainants, sur lequel David retrouve d'ailleurs son timbre rocailleux de la période Altars of Madness.

Depuis les riffs tranchants de Blood Of My Hands jusqu'aux rythmes écrasants de God Of Emptiness, Covenant se veut résolument plus compact et heavy que ses prédécesseurs, sublimé une fois encore par la technique désarmante de Pete & Trey, et l'incroyable charisme de David. En quarante minutes, Morbid Angel donne ainsi une nouvelle une leçon de pureté death métallique, qui le maintient invariablement au dessus du lot, aux côtés de son homonyme Death, impressionnant également en cette année 1993, avec la finesse & la complexité de son dernier Individual Thought Patterns.

note personelle:18/20

avis:un des meilleurs albums de morbid angel selon moi,il regroupe a peu près toutes les différentes facettes de morbid angel,le coté thrash d'altar of madness et la lourdeur des albums suivant,c'est aussi sur cet album que trey passe a la 7 cordes,ma préféré de l'album est god of emptiness,c'est un morceau puissant,sombre et lent ce qui lui donne une certaine ambiance.

morceau préférés:god of emptiness,world of shit,pain divine,nar mattaru et sworn to the black

# Posté le lundi 28 juillet 2008 11:36

Modifié le lundi 28 juillet 2008 13:00

domination

domination
1. Dominate
2. Where The Slime Live
3. Eyes To See, Ears To Hear
4. Melting
5. Nothing But Fear
6. Dawn Of The Angry
7. This Means War
8. Caesar's Palace
9. Dreaming
10. Inquisition (Burn With Me)
11. Hatework

Enregistré fin 1994 aux Morrisound Studios et sorti en mai de l'année suivante, Domination est le quatrième full lenght de Morbid Angel (sans compter Abominations), désormais distribué par une major sur le territoire états-unien. Il constitue une étape importante dans la carrière des floridiens, représentant non seulement le premier album sans titre repris d'Abominations of Desolation, mais intégrant aussi Erik Rutan en tant que guitariste et compositeur, aux côtés de Trey Azagthoth, habitué à faire souvent cavalier seul dans l'art de l'écriture musicale.

Grâce à l'apport d'Erik, ayant composé pas moins de cinq morceaux d'une étonnante qualité, Domination possède beaucoup de relief, alternant brillamment les titres accrocheurs aux accents Covenant, à l'image des redoutables Eyes To See & Dawn Of The Angry, à d'autres beaucoup plus lourds & écrasants, comme les intenses Caesar's Palace & Inquisition, pointant en direction du culte Blessed are the Sick. Au delà des parties purement métal, Domination contient parallèlement une coloration très sombre grâce aux interludes Melting & Dreaming, et à son final Hatework, transpirant une magie noire indescriptible.

Enfin, sur le jeu phénoménal de Pete Sandoval et les riffs inimitables d'Azagthoth / Rutan, David Vincent éructe avec son charisme habituel des vocaux d'une épaisseur sans égale, renforçant l'immense caractère de l'album. Bill Kennedy livre également une production admirable, dotant Domination d'un son massif et particulièrement profond, tout en respectant l'essence même et l'extrême pureté de ses compositions.

D'une technique et d'une brutalité sombre incomparables, Domination confirme une nouvelle fois la suprématie de Morbid Angel au sein de la scène death métal. Mais paradoxalement, nombre de métalleux lâchent le groupe à cette période, au profit d'une scène black renaissante, ignorant ou survolant dès lors et désespérément, la richesse et les subtilités du grand Domination.


note personelle:19,5/20

avis:le dernier avec david vincent et pour moi le meilleur,tout est bon dans cet album du brutal dominate aux morceau presque doom hatework,tout les morceaux sont superbes et surtout where the slimes lives qui est devenue une chanson culte de morbid angel.

morceau préférés:where the slime lives,caesar palace,dawn of the angry,nothing but fear,...tout!

# Posté le lundi 28 juillet 2008 11:37

Modifié le lundi 28 juillet 2008 13:17

formulas fatal to the flesh

formulas fatal to the flesh
1. Heaving Earth
2. Prayer Of Hatred
3. Bil Ur-Sag
4. Nothing Is Not
5. Chambers Of Dis
6. Disturbance In The Great Slumber
7. Umulamahri
8. Hellspawn: The Rebirth
9. Covenant Of Death
10. Hymn To A Gas Giant
11. Invocation Of The Continual One
12. Ascent Through The Spheres
13. Hymnos Rituales De Guerra
14. Trooper


A la fois un des fondateurs et un des piliers de la scène death brutal, les Morbid Angel nous reviennent avec ce nouvel album, après s'être séparés de leur chanteur/basiste David Vincent.
Mais le moins qu'on puisse dire, c'est que Morbid Angel n'a rien perdu de sa sauvagerie, et semble bien décidé à nous rappeler ce que le mot death veut dire...
Véritable recueil de violence à l'état brute, le groupe déploie sur cet album toute la sauvagerie de leurs riffs, à travers des rythmes effrénés martelés puissamment par une batterie monstrueuse.
Mais le groupe sait cependant varier sa musique, avec des passages plus techniques, voir même des samples qui parviennent à instaurer une certaine atmosphère lugubre et gore.
On peut difficilement faire plus pure death metal, et tous les puristes du style sauront reconnaître là les racines du death, encore très vivaces en ces années 90...

note personelle:18/20

avis:pour moi le moin bon album avec steve tucker au chant,ce qui n'empeche pas d'etre tres bon.cependant je trouve les morceaux pas assez varié et fort similaire.c'est sans hesitation un des album le plus brutaux de morbid.invocation of the continual one se demarque des autres morceaux car c'est trey qui chante sur ce morceau,il dure 10min et c'est un morceau assez lent comparer au reste,le meilleur morceau de l'album pour moi.covenant of death est geniale aussi a partir de 2 min quand le tempo commence a se ralentir et que ca devient atmospherique,sinon les instrumentaux sont geniaux comme d'hab

chanson préférées:invocation of the continual one,covenant of death,prayer of hatred et nothing is not

# Posté le lundi 28 juillet 2008 11:39

Modifié le mercredi 17 septembre 2008 13:50

gateways to annihilation

gateways to annihilation
1. Kawazu
2. Summoning Redemption
3. Ageless, Still I Am
4. He Who Sleeps
5. To The Victor The Spoils
6. At One With Nothing
7. Opening Of The Gates
8. Secured Limitations
9. Awakening
10. I
11. God Of The Forsaken

Après un Formulas To The Flesh plutôt brutal, les anges morbides nous sortent un disque à l'image de leur musique : sombre, varié et d'inspiration occulte. Morbid Angel aurait pu choisir la "facilité" en sortant un Formulas... part 2, mais le groupe a choisi de ralentir le tempo pour explorer de nouveaux horizons.
Après une intro des plus etranges, Summoning Redemption démarre. Le premier constat est clair, le son est ultra carré et d'une puissance rare, en effet cet opus a été entièrement enregistré à l'aide de guitares 7 cordes. Les riffs sont très tranchants et surtout très d'une lourdeur assez irréelle. Il arrive qu'un même riff soit joué avec un léger décalage. L'effet est saisissant, du fait de la puissance du son et cela permet de crée une atmosphère unique pour chaque titre. Le groupe ralentit tellement le tempo qu'il en arrive à jouer un morceau quasimment doom-death : He Who Sleeps. Tout n'est que lenteur redoutable mené par un chant rauque. La fin du morceau est apocalyptique, les cloches raisonnent, tel une fin proche et inexorable, sur un riff pachydermique tandis que Pete Sandoval bat la mesure de manière magistrale.
Mais Trey Azagthoth n'oublie pas non plus la rapidité. To The Victor, The Spoils et Opening Of The Gates avec son intro "coup de poing" montre que le groupe maitrise toujours les tempos soutenus grâce à l'incroyable dexterité de Pete Sandoval malgré un son de batterie un peu trop synthétique à mon gout. Les morceaux sont entrecoupés de duels guitaristiques entre Erik Rutan et Trey Azagthoth. Ce dernier et également au chant sur Secured Limitations avec un style de chant très black metal qui rend à merveille avec celui de Steve Tucker. Le morceau s'achève dans un long solo caractèristique de Trey avec son unique touche cosmique, tel une longue descente aux enfers, lugubre et morbide à souhait. Même si David Vincent est le plus grand chanteur que Morbid Angel ait jamais connu, il est tout de même important de dire quelques mots de la performance de Steve Tucker. Celle-ci est très respectable, son chant plus guttural que son illustre prédecesseur, renforce le caractère sombre de l'album et rend l'album plus brutal encore.

Avec cet album, Morbid Angel nous dévoile une nouvelle facette, celle d'un groupe qui n'est que plus destructeur et sombre quand il ralentit le tempo. Un album entre brutalité devastatrice et lourdeur extrême qui emmène le death metal là ou personne n'avait oser s'aventurer. Du grand art.

note personnelle:19,5/20

avis:mon 2eme album de morbid préféré aprés domination,j'adore le coté sombre de cet album,ca va vraiment bien avec la musique de morbid angel et ca crée une ambiance vraiment apocalyptique.c'est vraiment le plus sombre de morbid angel et c'est ca que j'aime dans ce groupe

chansons préféré de l'album:summoning redemption,he who sleeps,ageless still i am ,secured limitations,et l'instrumental awakening.

# Posté le lundi 28 juillet 2008 11:40

Modifié le lundi 28 juillet 2008 11:57